A propos Aurore Drouhin

Doctorante en histoire de l'art médiévale, Aurore aime autant admirer les sculptures romanes et gothiques que les nerdy nummies. Pocahontas des temps modernes, elle apprécie de découvrir, au détour de la rivière, de nouvelles expériences artistiques et sensorielles. Spécialisée dans l'étude des images de dévotion sculptées, elle s'intéresse autant à la chrétienté du monde occidental qu'au Dieu de Battlestar Galactica. Elle aime parcourir le vaste monde du spectacle vivant à la recherche de projets innovants, ses bottines pailletées vissées aux pieds. Pour cette passionnée de phénomènes inexplicables, parler d'art ne se limite pas seulement à analyser froidement des formes et des couleurs, il s'agit de raconter une expérience sensible...

Fräulein Else

Pour commencer cette nouvelle rubrique dédiée à la littérature, j’ai choisi de parler d’un livre que j’ai découvert sur le blog de la talentueuse Diglee, auteure de BD et illustratrice qu’on ne présente plus. Fräulein Else (Mademoiselle Else dans sa traduction française) est une longue nouvelle d’un auteur au nom imprononçable mais néanmoins brillant Arthur Schnitzler publiée en 1924.

Attention spoil, Mademoiselle Else fini mal. Lire la suite

Le pourquoi du comment

Le manque de régularité pourrait certainement être l’un des éléments les plus caractéristiques de ce site (honte sur nous !!!!) (oui avec quatre points d’exclamations, l’emphase me paraissait plus forte).

Prises par nos boulots, nos amis, nos autres loisirs, nous n’avons pas toujours le temps de visiter toutes les expositions, tous les châteaux, tous ces lieux qui nous font envie mais qui sont parfois trop loin. Mais comme nous nous intéressons à pleins de choses, au théâtre, à la musique, au ciné, aux livres  nous avons décidé de développer ce site qui ne s’exprime pas assez en parlant de tout ça. Nous aimerions voir ce qui ne devait être à l’origine qu’un site dédié aux arts plastiques et aux lieux d’exposition se transformer en un espace polymorphe où nous pourrons parler sans barrière de ce que nous aimons le plus : l’art sous toutes ses formes.

Giacometti au musée de Grenoble, l’accessible grandeur

Le froid, l’enfermement, la fragilité, la beauté, tous ces mots sont ceux que j’ai entendus de la bouche des visiteurs de l’exposition Giacometti. Ces quelques expressions volées au gré de conversations peuvent paraître bien froides, pourtant loin de moi l’envie de vous décourager d’aller découvrir le travail de ce maitre de la sculpture contemporaine (bien au contraire !), Giacometti c’est un peu ça mais aussi bien d’autre chose encore… Lire la suite

Les Alpes de Doisneau

Bravant la tempête de neige (oui oui la tempête !), le week end dernier j’ai été voir la dernière exposition du musée de l’Ancien évêché, lieu que j’apprécie particulièrement.

Une exposition qui m’a beaucoup surprise. Sobrement intitulée Les Alpes et Doisneau, je m’attendais à voir les clichés publicitaires de l’artiste ou des photographies de reportages (comme à mon habitude je ne m’étais pas beaucoup renseignée avant de m’y rendre afin de préserver l’effet de surprise). Effectivement, certaines parties sont réservées à ce type d’images, mais l’exposition permet également de découvrir des photographies beaucoup plus personnelles… Lire la suite

Le museum d'histoire naturelle de Marseille

Une après midi pluvieuse, même si cela arrive rarement dans cette région, peut être l’occasion idéale d’emmener les plus petits (ou des personnes ayant gardé leurs âmes d’enfants) au museum d’histoire naturelle de Marseille, situé dans le 4ème arrondissement.

Niché dans l’aile droite du magnifique palais de Longchamps, il a été créé en 1819 par le marquis de Montgrand, maire de la ville et le Comte Villeneuve-Bargemon. Il réunissait alors les collections du Cabinet de curiosité du XVIIIème de la ville et des dons de l’État. Lire la suite

Les catacombes de Palerme

C’est lors de vacances, pas forcément destinées à être culturelles, que j’ai découvert ce lieu digne d’un film de Tim Burton. Des squelettes accrochés au murs par le cou ou couchés, vêtus de leurs plus beaux vêtements mortels, le visage figé dans un rictus immuable. Ils sont à quelques centimètres de nous, leurs orbites vides fixant le visiteur. L’aspect dérangeant, voir même effrayant de ce lieu est vite transformé en une sorte de fascination pour la brutalité de cette exposition. On a parfois du mal à réaliser qu’il s’agit bien de véritables corps, d’êtres humains présentés dans leur aspect le plus brute. Je ne nierai pas d’ailleurs avoir été profondément perturbée et émue face aux minuscules squelettes d’enfants. Une partie des catacombes qui peut même être perçue comme insoutenable par certains. Lire la suite