Gloomy Christmas.

Strength within you, not without you. The new church needs you.”

(The Adverts, New Church.)

J’ai déjà évoqué mon attrait pour les coins les moins touristiquement arpentés et la création artistique un peu sauvage, inhabituelle ou alternative qu’on peut y trouver… La Signal Gallery se trouve une nouvelle fois dans l’Est Londonien, et n’est pas des plus connues – si mon souvenir est bon, on ne la trouve même pas mentionnée sur les plans, contrairement à d’autres. Quartier plus ou moins désert même un samedi à 17h. Au milieu d’une rue, une enseigne moyennement visible. Lire la suite

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Whitechapel Gallery & Mel Bochner

En tant que touriste, j’avais fréquemment visité les musées et galeries les plus connus, recommandés et chargés de chefs-d’œuvre de Londres, mais en tant que Londoner, on se lasse de tout, de la magnificence, de savoir repérer son chemin dans les dédales de pièces et surtout – dans mon cas – de la foule qui les encombre.

Dans chaque ville, j’ai toujours été attirée par les lieux oubliés, voire défavorisés – et la création un peu pirate ou alternative que ça peut impliquer. L’Est de Londres est connu pour être plutôt pauvre – malgré la réhabilitation de certains quartiers par les toutes récentes structures olympiques. Dans cette zone, j’avais d’office désigné le quartier de Whitechapel comme prioritaire dans l’ordre de mes visites hasardeuses, pour la simple et bonne raison que c’est le lieu de naissance de Damon Albarn, une de mes grandes références personnelles (pardon.). Ce qui impliquait, entre autres, la visite de Whitechapel Gallery. Lire la suite

Les catacombes de Palerme

C’est lors de vacances, pas forcément destinées à être culturelles, que j’ai découvert ce lieu digne d’un film de Tim Burton. Des squelettes accrochés au murs par le cou ou couchés, vêtus de leurs plus beaux vêtements mortels, le visage figé dans un rictus immuable. Ils sont à quelques centimètres de nous, leurs orbites vides fixant le visiteur. L’aspect dérangeant, voir même effrayant de ce lieu est vite transformé en une sorte de fascination pour la brutalité de cette exposition. On a parfois du mal à réaliser qu’il s’agit bien de véritables corps, d’êtres humains présentés dans leur aspect le plus brute. Je ne nierai pas d’ailleurs avoir été profondément perturbée et émue face aux minuscules squelettes d’enfants. Une partie des catacombes qui peut même être perçue comme insoutenable par certains. Lire la suite